Agrandir/Réduire la police Imprimer cette page
Recherche
Accueil > Détail des Nouvelles en bref
06 avril 2017

« Produits forestiers Résolu et le gouvernement du Québec ont une dette envers Baie-Comeau » – Claude Martel

 

Baie-Comeau, le 6 avril 2017. – Le maire de Baie-Comeau, agissant également à titre de préfet de la MRC de Manicouagan, monsieur Claude Martel, a réagi aux propos inquiétants de monsieur Richard Garneau, président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu, concernant l’avenir de la papetière de Baie-Comeau. « Produits forestiers Résolu et le gouvernement du Québec semblent l’oublier, mais on a la mémoire longue. Ils ont une dette morale envers la Côte-Nord et la région de Baie-Comeau plus particulièrement ».

Monsieur Martel fait référence à la vente du barrage McCormick que Produits forestiers Résolu (PFR) a réalisé en 2009, avec la complicité d’Hydro-Québec, pour un montant de 615 M$. Cette transaction a alors permis la survie et la stabilisation de l’entreprise en entier, et pas seulement son usine de Baie-Comeau. Nous avons alors été dépossédés d’un joyau pour sauver des entreprises boiteuses qui méritaient le sort qu’on nous réserve aujourd’hui à leur place. Pour sa part, le gouvernement du Québec engrange des profits avec cet achat du barrage par Hydro-Québec, achat qui avait été l’objet de garanties par le gouvernement du Québec comme quoi cette transaction n’aurait pas d’impact négatif sur notre communauté. 

« 8 ans plus tard, nous avons été volés du meilleur avantage concurrentiel sur le marché du papier que possédait notre usine dans la famille de PFR. La Ville quant à elle est privée annuellement de 1,7 M$ de revenus de taxes et elle subit une désuétude économique de son usine qui lui fait perdre encore 300 000 $ par année avec la fermeture de deux de ses quatre machines à papier (2011 et 2014). Et maintenant, on évoque la fermeture de l’usine. Trop c’est trop! Où est-elle cette volonté de développer le Nord québécois et de créer de la richesse régionale? », tonne monsieur Martel.

Nous assistons donc à la démolition de notre usine à petit feu et au sacrifice de toute l’industrie forestière de la Côte-Nord pour des intérêts qui dépassent largement nos frontières régionales, provinciales et même nationales. Monsieur Martel s’attend maintenant à un retour du balancier : « Québec doit parler avec Ottawa et prendre des engagements pour aider PFR à passer à travers cette nouvelle crise et ces engagements devront être conditionnels au maintien en production des scieries et de la papetière de la Côte-Nord. C’est à eux de trouver la solution, car le problème, ce sont eux qui l’ont créé ».

« Une chose est certaine, si l’industrie forestière ne réussit pas à survivre sur la Côte-Nord, nos municipalités n’accepteront pas qu’on nous dépouille de notre ressource forestière au profit d’autres régions. C’est une éventualité qui est écartée », a conclu monsieur Martel.  

- 30 -